Un souffle pour se donner courage, on prend une main imaginaire qui remplacera celle perdue et on saute dans le vide. Le manque restera présent ..
Aujourd'hui, les pertes ne se comptent plus et la vie avance à pas lents et tremblants, ayant peur des pièges, peur de l'avenir, peur de revivre ces nuits et jours obscures. Une force à grandit grâce à toutes ces expériences, une rage est née pour emplir ce corps qui se délaisse lui même, une rage de vaincre et de passer ces forteresses bâties pendant tant d'années. Quelque chose se prépare au coeur de cette anatomie pathologique, un ressenti ancré et profond qui accroît et réveil une colère obscure envers quelque chose d'inexplicable, trop personnel peut-être. Un travail de recherche sur ce qui anime les passions de ce corps, un travail de recherche sur ce qu'est ce corps, un travail d'expression pour disperser cette rage devenue trop grande et incontrôlable, pourtant si bien masquée, et un travail de survie pour maintenir ce corps, trop jeune pour laisser la vie, trop savant pour enfouir ses peines. Une musique, un rêve utopique, et ce corps presque meurt de plaisir à retrouver cet univers familier et si cher à son coeur. Un brusque sursaut, un réveil trop brutal, et le voilà revenu, gisant et tiède, pour reprendre là où il en était, et hurler en silence sa peine.
Photo de moi même, immortalisant la venue des loups.